Nicole VICTORIN, une artiste de l’île aux fleurs
Devant le catalogue, trouvé en ligne de Madame Nicole VICTORIN. Deux styles distincts : la peinture et le patchwork. Deux autres passions : la danse et la musique. Il faut dès lors en savoir plus, sans hesitation, je la contacte.
Presse : Bonjour, Madame Nicole VICTORIN, pour les lecteurs de presse, présentez-vous :

Nicole VICTORIN : Je m’appelle Nicole VICTORIN, je suis née à Fort de France en Martinique ; je suis artiste peintre ; je pratique la peinture et le patchwork. J’ai l’amour de la danse : la salsa, la danse traditionnelle : le quadrille … et l’écriture de chanson. Toutes ses activités sont liées et élèvent mon imagination qui est débordante.
Presse : Décrivez-nous votre parcours artistique ?
Nicole VICTORIN : Après l’école, je suis allée m’inscrire au SERMAC (Service Municipal d’Actions Culturelles) à l’atelier de dessin-peinture de René LOUISE afin d’exposer avec les camarades de l’atelier. Nous avions formé un groupe qui s’appelle : le Groupe Totem, en 1980. Nous avions exposé chronologiquement : Basse-Terre-centre culturel du Lamentin en Guadeloupe pour une fresque en 1980 ; au Bakoua du Trois Îlets en 1981 ; à la ville du Lamentin en Martinique en 1982 ; à Nantes, au SERMAC à Fort-de-France puis au Festival de Sainte-Marie en 1984 ; au Théâtre noir à Paris puis à la bibliothèque d’Antony en 1985 ; au Centre Mathis du Forum de Boissy Saint-Léger en 1986 ; à la RATP à Paris ; à la Maison d’Activité Culturelle de Nanterre en 1987 ; au Festival de Fort-de-France avec le SERMAC en 1987, 1988 et 1989 et aussi au Festival Fort-de-France Théâtre Municipal pour l’ Hommage au livre « Cahier d’un Retour au Pays natal » ; en 1992 les Hauts de Belleville à Paris. Comme vous l’avez compris je suis partie en France en 1983, poursuivre ma vie professionnelle. Le but était de préparer l’Ecole de Beaux-Arts à Paris et de revenir par la suite enseigner cet art. J’ai fini par travailler dans la fonction publique. Puis en 1990, je fis partie de l’Association : l’Arbre de la Caraïbe, où les expositions étaient très variées jusqu’en 1994 dans différents salons à Maisse, Orléans, Etampes, Billancourt, Paris, Nantes, Marne La Vallée, et en 1997 à Boulogne Billancourt. En 1997, J’ai eu ma mutation en Martinique, tout en continuant mon art premier qui est le patchwork (travail de tissu varié et colorié : assemblé, cousu) présenté sous forme d’une œuvre d’art, ce qui me fait penser à ma mère qui rafistolait les tissus de ces vêtements. Et la peinture acrylique et mixte en utilisant des matières (sable, brique rouge, …).
Presse : Revenons sur votre parcours, qui étaient les autres membres des Groupe Totem et l’Arbre de la Caraïbe et ces autres artistes ?
Nicole VICTORIN : J’ai travaillé, assisté avec le plasticien CAESAR Conrad et participé à des décorations de carnaval, déguisements, totem, expo, et autres. J’ai rencontré Erick TIBO qui nous a invité à exposer plusieurs fois en banlieue, par son association ACCAGA (Association Culturelles des Amis Guyane Antilles). Grâce à l’Arbre de la Caraïbe présidé par Claude CHELIM, j’ai rencontré différents artistes des Antilles et de France ; des écrivains, conteurs… Luc LAPOUSSINIÈRE, Diony Sainte-Rose, « Jowel » MOUSTIN, Jean-Claude SYLVESTRE, Diane MEDUS, Luc EDMOND.…. Les membres du Groupe Totem : Max CATAYEE, Patricia DONATIEN, Daniel ACCAMAH, CAESAR Conrad, Norville GUIOUARD, Aizée ; Miguel MARAJO ; J’ai même effectué des sculptures de macramés pour la décoration d’un restaurant à Paris, c’était super.

Il y en a eu plusieurs expositions avec l’association l’Arbre de la Caraïbe à Orléans, dans une vieille église, en banlieue parisienne avec l’association ACCAGA ; j’ai rencontré d’autres personnes artistes des Antilles Guyane et de France. En Martinique j’ai fait des fresques pour des restaurants avec Monsieur Conrad CAESAR et participer à ses mosaïqués pour la ville de St Pierre et expositions et concours. Avec l’Association Pourquoi Pas Nous, nous avons rendu hommage au musicien Marius CULTIER au Théâtre Municipal de Fort-de-France, j’ai remis un patchwork à sa fille, ce travail s’inspire de ses œuvres musicales. J’ai rencontré l’artiste NMDEAL en 2010, nous avons exposé ensemble : à Tropiques-Atrium (ex-Atrium) à Fort-de-France ; au Centre Culturelle de Rivière-Salée ; à l’Appart à Fort-de-France en 2010 ; de nouveau à Tropiques-Atrium en Martinique en 2011 ; à Toronto au Canada ; au Bar des Palmistes à Cayenne en Guyane Française ; au Carrousel du Louvre à Paris en 2012 ; au Domaine du Fond Saint-Jacques en 2013 ; une pause et à la Bibliothèque Schoelcher en 2015.
Presse : Madame VICTORIN que vous a apporté l’art personnellement ?
Nicole VICTORIN : L’art m’a apporté une soif de continuer sans aucune crainte. Car mon travail est symbolique, figuratif, abstraite. Pour moi l’art est un questionnement sur notre devenir. En m’inspirant de notre environnement, la nature caribéenne, c’est un enrichissement. Je recherche des thèmes qui amène l’homme à semer l’amour et ne pas perdre sa lumière afin de rester dans la solidarité constructive qui est l’essence de notre être.
Presse : Madame VICTORIN entre le patchwork et la peinture, où votre cœur balance ?
Nicole VICTORIN : Entre le patchwork et la peinture où mon cœur balance ? Question piège, ces deux pratiques sont différentes mais se relient en une seule : la pensée, l’image que je veux véhiculer. Puisque le patchwork est un travail de tissu varié de couleurs différentes qui demande des précisions, une réflexion ; je travaille comme une couturière, je dois faire le coupon, découper ; je peux encore m’exprimer davantage sur le message que je dois aborder ; je travaille sur des grands panneaux et le présente comme une peinture sous forme plastique. Tandis que la peinture, la technique est différente bien sûre, il y a l’amour de la matière, le fondu des couleurs, le choix du pinceau… afin de faire ressortir l’élément premier, le travail est symbolique, figuratif … l’imagination reste la même. L’un ne va pas s’en l’autre, c’est un accomplissement, deux beautés différentes mais pour arriver à une même pensée, tout en sachant que j’ai commencé par le patchwork.
Presse : Quelles ont été vos lieux d’expositions préférés ?
Nicole VICTORIN : Mes lieux d’expositions sont variés : Festival du Sermac , Basse-Terre-centre culturel du Lamentin en Guadeloupe, le Bakoua, Antony, Nantes, Orléans, Lyon, Paris, St Pierre pour le Carnaval, la Bibliothèque Schoelcher, Préfecture de Nanterre, Préfecture de la Martinique, Centre culturel de Rivière Salée, l’Atrium, le Canada, le Carrousel du Louvre, Sainte Marie, le Domaine du Fonds Saint-Jacques. Les préférés ? Peut-on choisir, chacun était différent.
Presse : C’est énormément de travail, donc beaucoup d’œuvres sont parties et certaines qui datent, ont une grande valeur sentimentale, historique et marchande. Y-a-t-il d’autre passion dans votre vie ?

Nicole VICTORIN : Oui, j’ai encore des anciens patchworks et tableaux ; des œuvres des années 1980 et plus, une belle collection. Sinon je pratique la salsa et la danse traditionnelle : le quadrille entre autres dans deux associations : Pourquoi Pas Nous et A.I.C.T.S. Cela me permet de rester en forme pour la peinture ou le patchwork aussi pour co-écrire des chansons et faire les scenarios de clips. Vous trouvez mes tableaux sur facebook à l’adresse https://www.facebook.com/nmdealart/ et mes œuvres musicales coécrite sur toutes les plateformes de téléchargment légales en entrant mon nom : Nicole VICTORIN.
Presse : Où pourrait-on voir en physique une prochaine exposition ?
Nicole VICTORIN : Pour ma prochaine exposition, je vous informerai l’endroit et le lieu au moment venu, je continue à peaufiner mon travail.
Presse : Quel serait le mot de la fin Madame VICTORIN ?
Nicole VICTORIN : Je remercie Presse d’avoir fait appel à moi, pour présenter mon travail artistique. Je demande à toutes personnes en Martinique ou à l’extérieur du territoire, organisateur, commissaire d’exposition de me contacter par email à nicole.victorin@gmail.com en attendant ma prochaine exposition.
À vous de de vous faire votre propre idée de ce talentueux travail d’art purement martiniquais, réalisé par Madame Nicole VICTORIN. Retrouvez les liens vers son site internet et donc sa galerie dans annuaire. Et n’oubliez pas, la Martinique est magnifique culturellement.
Mr Mehdy NESMON
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